Conférence/débat sur la citoyenneté active

Conférence/débat sur la citoyenneté active (entre 20 et 30 participants)

Vendredi   mai 19/22h, 200 chemin du Gua, Renage

Jean, syndicaliste hospitalier, engagé politique, nous apporte son expérience en matière de sécurité sociale. Celle-ci est un garant pour les travailleurs et autres. Sa création ne s’est pas faite en un jour, mais depuis sa naissance, elle n’a cessé d’être l’objet d’attaques politiques. Aline, nous rappelle que la sécu est une conquête de 1945 (conseil national de la résistance) « je cotise selon mes moyens et je bénéficie selon mes besoins ». A l’origine, l’idée était de protéger toutes et tous par le truchement des cotisations sociales (patrons et salariés). Il n’y a pas de spéculation sur l’argent récolté qui est socialisé, autrement dit redistribué à mesure. Les chefs de grosses entreprises s’emploient depuis fort longtemps à être exonérés. Le CICE venant finaliser cette entreprise de destruction ! Ce dernier est maintenant pérennisé… Non seulement il faut protéger mais reconquérir ce qui a été perdu au fil des décennies. Aujourd’hui, les travailleurs n’ont plus la main mise sur sa gestion depuis « l’Ondam »(objectif national des dépenses d’assurance maladie)  (Juppé). L’état contrôle et décide seul désormais. On parle des grosses entreprises et non des PME, artisans, petits producteurs… Nos deux intervenants s’étonnent que les GJ ne demandent pas l’exonération de crédit à ces « petits patrons ». On essaie de nous « vendre » un concept de financement par l’impôt plutôt que par les cotisations collectives. Notre pays qui était parmi les premiers pour les soins, se trouve aujourd’hui à la dix-septième place et laisse même présager une diminution de l’espérance de vie… Il est rappelé que seuls 3% sont « dépensés » pour la gestion, alors que 97% sont investis pour les bénéficiaires. Au fil du temps, la sécu rembourse de moins en moins et les mutuelles, pour ceux qui peuvent se les offrir, doivent compenser et deviennent plus chères par contrecoup. Un grand nombre ne se soignent plus ou diminuent fortement leurs soins ! Au niveau européen, le salaire est devenu la seule variable d’ajustement. La création de la CSG (Rocard) fut aussi un grand pas en arrière. A ce jour, la gestion de la sécu étant devenu « positive », le trop plein est reversé au budget de l’état !  Il existe d’autres systèmes (Alsace) où la sécu « traditionnelle » continue d’être viable mais les investisseurs souhaitent récupérer cette manne financière pour la faire « fructifier ». On passe de plus en plus à un impôt injuste (impôts indirects comme TVA) au détriment de l’impôt sur le revenu plus juste parce que proportionnel.

En terme de retraite par points,  il n’y aura que ce que vous avez « gagné » qui sera pris en compte (sans les périodes de chômage/maladie etc).

Pour le domaine de la santé et à propos de la carte vitale, sa mise en place a généré une opposition, en raison entre autres, de la remise de sa gestion à entreprises privées.

Membres d’un réseau citoyen de nord Isère (Le Pin/Paladru etc). A savoir que les citoyens deviennent décideurs. A titre d’exemple : le combat d’habitants pour éviter la diminution des horaires de leur poste et à terme, sa fermeture. L’effet inattendu de cette initiative fut l’avènement d’un autre système de relations citoyennes (enquêtes collectives qui ne doivent pas être de parti pris). Cette expérience a permis de créer un outil d’enquête (au porte à porte, pas par internet) qui est transférable à d’autres associations communales (formation gratuite en 2×2 heures, « reseaucitoyen38@free.fr »).   L’idée du RIC les interpelle, car réducteur (oui : on sait ce qu’il faut faire/non : on sait ce qu’il ne faut pas faire mais ça ne dit pas ce qu’il faut faire !). A cet égard, ce qui se produit en Angleterre pour le vote du Brexit. Alors oui à une forme de RIC mais par le biais d’enquêtes sur le terrain (1 enquêteur pour 25 familles), par les citoyens.

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